Tarceva thérapie

Tarceva thérapie

Tarceva thérapie ciblée pour le cancer du poumon

Malgré de nombreux progrès thérapeutiques, le cancer du poumon reste l’un des plus meurtriers. L’espoir repose donc sur le fait de disposer de thérapies ciblées plus efficaces et moins toxiques.

Le Tarceva thérapie est donc mis en avant concernant les cancers du poumon avancé.

Ce médicament est une petite molécule inhibitrice d’une enzyme appelée Tyrosine Kinase et qui est impliquée dans la voie de signalisation du récepteur du facteur épidermique de croissance EGFR.
Le Tarceva inhibe la croissance des cellules tumorales en bloquant l’activité de la tyrosine kinase de la voie de signalisation de l’EGFR ai sein des cellules.

La recherche clinique prouve que l’administration de ce médicament à des patients étant à un stade évolué de la maladie disposait de plusieurs effets :

  • Un allongement de la survie
  • Une diminution des symptômes (toux, douleur…)
  • Une amélioration de la qualité de vie et des capacités physiques du patient

Ce médicament peut être administré dans trois types de situations :

  • En traitement de seconde ligne soit après l’échec d’une première ou d’une deuxième ligne de chimiothérapie
  • En traitement de première ligne chez les patients ayant une mutation activatrice du gène EGFR
  • En traitement de maintenance chez les patients ayant une maladie stable

La question qui se pose aujourd’hui est de savoir si ce médicament ne peut pas être administré avant toute chimiothérapie chez les patients atteints d’un cancer avancé.
Jusqu’à présent, seules des études préliminaires avaient permis de mettre en évidence l’efficacité de cette molécule en traitement de 1ère ligne chez les patients atteints d’un cancer du poumon.

Cependant, il est plus prudent d’attendre les données en survie globale de ces différentes études (ex : retard du décès du patient plutôt que retard de la récidive) afin de mieux évaluer les bénéfices obtenus par le Tarceva et de changer éventuellement son autorisation de mise sur le marché.
Si les résultats de ces études sont confirmés, les médecins pourront donc utiliser ce médicament en première ligne sur des cancers du poumon à des stages avancés et présentant la mutation activant l’EGFR.

Des bébés siamois séparés

Des bébés siamois séparés

Des bébés siamois séparés à l’hôpital Necker 

Peu d’enfants siamois survivent à leur naissance. C’est pourtant le cas des bébés siamois séparés en France. L’opération de deux bébés Hassan et Boubacar qui sont nés liés par l’abdomen et partageaient le même foie ainsi qu’un tronçon d’intestin grêle a réussi à l’hôpital Necker.

Les radiologues et les chirurgiens ont analysé les scans de deux bébés, Hassan et Boubacar, afin de faire un bilan préopératoire qui permet d’évaluer les risques de l’intervention chirurgical.

La section des foies est réalisée sans la moindre hémorragie, grâce à une excellente localisation préalable des différents vaisseaux. D’une taille suffisante, les deux organes séparés fonctionneront rapidement de façon normale.

Dans un second temps, les chirurgiens français reconstituent deux tubes digestifs. La dernière étape de séparation, au niveau de la peau, est confiée au Dr Panzo.

les deux jumeaux ont passé plusieurs jours en réanimation à la suite de cette opération. En fait, une assistance respiratoire s’est avérée nécessaire, leurs poumons s’étant longtemps trouvés comprimés par les organes communs à la suite de l’opération. L’hôpital Necker a annoncé que les bébés siamois séparés sont en bonne santé.

Cœur artificiel

Cœur artificiel

CARMAT est une entreprise du secteur biomédical, développant un cœur artificiel orthotopique, autorégulé et bioprothétique.

Le 18 décembre 2013, un premier cœur artificiel est implanté par les équipes des professeurs Christian Latrémouille et Daniel Duveau (CHU Nantes) à l’Hôpital européen Georges-Pompidou à Paris.
Le patient décède le dimanche 2 mars 2014, 74 jours après l’implantation, soit au-delà du critère de 30 jours de survie requis par le protocole clinique approuvé par l’ANSM.

CARMAT a repris les essais cliniques en juillet 2014 et une deuxième implantation a eu lieu le 5 août 2014 au CHU de Nantes, information confirmée par CARMAT le 8 septembre 2014.
C’est un succès pour l’entreprise car le patient implanté a pu rentrer chez lui après ces 5 mois d’hospitalisation.
Evidemment, son retour chez lui a été possible dès ce dernier a pu disposer d’une autonomie complète et se gérer lui-même car c’est un appareillage portable de 3kg comprenant deux batteries d’approvisionnement et électricité et un boîtier de contrôle.

Ce cœur artificiel est un véritable bienfait de la science pour l’humanité.

De plus, c’est une première mondiale qui est perçue comme un véritable miracle technologique car ce cœur artificiel pourrait sauver la vie de dizaine de milliers de patients sans véritable risque de rejet en leur assurant une qualité de vie sans précédent.

Le cœur Carmat est le premier cœur artificiel totalement dédié au remplacement cardiaque définitif, avec un enjeu de taille qui est le retour à la vie normale. Cependant, les responsables de Carmat restent prudents malgré la satisfaction apportée par cette opération.
Deux autres patients vont par la suite être sélectionnés pour de nouvelles transplantations.
L’entreprise française Carmat souhaite envisager une nouvelle phase de développement de son cœur artificiel qui pourrait passer par la réalisation d’une vingtaine de greffes supplémentaires.

Cancer du poumon

Cancer du poumon

La prise de sang : nouveau moyen de dépistage du cancer du poumon

Selon des chercheurs français de l’INSERM, il est désormais possible de détecter un cancer du poumon grâce à une prise de sang, bien avant qu’une radiographie ne révèle le moindre symptôme.

En effet, il s’agit là d’une avancée majeure dans le dépistage précoce du cancer du poumon, grâce à une simple prise de sang.
Il est donc désormais possible de détecter, dans une population à risque de gros fumeurs, un cancer du poumon grâce à une prise de sang. Et cela, bien avant qu’une radiographie soit en mesure de révéler le moindre symptôme

En effet, les cellules tumorales sont détectées bien avant d’être visibles sur une radio.
Ces travaux ont été menés par l’équipe du professeur Paul Hofman, de l’hôpital universitaire de Nice et du centre de recherche de l’Institut français de la santé et de la recherche médicale.
Cette simple prise de sang permettrait de détecter, des années avant que le cancer ne soit visible avec les techniques classiques d’imagerie, la présence de cellules tumorales circulantes, jouant le rôle de « sentinelles ».
Cette alerte pourrait jouer un rôle clé dans la précocité de l’intervention chirurgicale, permettant de viser l’éradication du cancer.
C’est une percée extraordinaire dans le domaine des cancers pulmonaires.

En revanche, avant d’être mis en place, ce dépistage se doit d’être valider statistiquement.
Pour le moment, une population de 245 sujets sans cancer et 168 à risque ont été étudiés.
Sur ce nombre, cinq présentaient, avant toute détection par imagerie, des cellules cancéreuses circulantes, et toutes ont déclenché un cancer, soit 100% de sensibilité au test.
La preuve est donc établie. Il suffit maintenant de le valider statistiquement au travers d’études nationales.

Cancer du sein

Cancer du sein

Lutte contre le cancer du sein

Le cancer du sein est le plus fréquent des cancers chez les femmes. On estime qu’une femme sur 11 sera touchée par ce cancer au cours de sa vie.

On distingue plusieurs types de cancers du sein. Parmi les deux plus fréquents : le cancer non invasif qui se forme à l’intérieur des canaux de lactation du sein et le cancer invasif qui touche les tissus autour de ces canaux. Ce dernier a plus de risque de s’étendre dans le sein et à d’autres organes s’il n’est pas pris en charge rapidement.

Dans tous les cas, dépisté tôt, le cancer du sein se soigne très bien et il n’est pas forcément nécessaire d’enlever tout le sein atteint.

La France propose un dépistage organisé du cancer du sein à toutes les femmes de 50 à 74 ans tous les deux ans. Ce dépistage ne permet pas de poser un diagnostic, d’autres examens sont nécessaires.

Premièrement, il existe certains indices à surveiller qui sont les suivants :

  • Un changement de taille et de forme des seins
  • L’apparition d’une peau d’orange, d’une rondeur
  • Des anomalies de la peau (fossettes, rides)
  • Le mamelon devient rentrant
  • Une petite boule, un nodule qui n’était pas là auparavant
  • Une grosseur ou une enflure sous l’aisselle
  • Un écoulement par le mamelon ou une rougeur sur le mamelon

La douleur n’est pas, en soi, un symptôme du cancer du sein. En effet, beaucoup de femmes ressentent des douleurs aux seins à l’approche de leurs périodes.

Enfin si vous avez un ou plusieurs de ces facteurs de risque, il faut penser à l’éventualité d’un cancer et se soumettre à des examens de dépistage.

La mammographie

Elle permet ainsi de reconnaître un cancer du sein avant de découvrir une grosseur à la palpation. Elle doit être systématiquement réalisée tous les trois ans à partir de l’âge de 50ans, plus tôt quand ces facteurs de risque ont été identifiés.
Un mammogramme est une radiographie aux rayons X des seins. Pendant l’examen, la poitrine est légèrement compressée entre deux plaques métalliques, il est indolore et ne dure que quelques minutes.
Seule la palpation et la mammographie permettent de détecter une petite tumeur.
Pour évaluer si la tumeur est cancéreuse ou non, le médecin fait une biopsie. Si le cancer est confirmé, d’autres examens comme un scanner ou une scintigraphie permettent de vérifier si d’autres organes sont atteints.

Comment prévenir le cancer du sein ?

  • Avoir son premier enfant avant 30 ans et l’allaiter plusieurs mois
  • Eviter de consommer trop d’alcool
  • Ne pas être en surpoids
  • Avoir une alimentation équilibrée
  • Pratiquer une activité physique régulière

Quels sont les traitements contre le cancer du sein ?

La chirurgie reste le premier traitement. Dans plus de 80 % des cas, le cancer est diagnostiqué assez tôt pour que seule la tumeur, encore petite, soit enlevée (tumorectomie) et non le sein entier (mastectomie). Si la mastectomie est inévitable elle peut être suivie d’une reconstruction mammaire.

Après la chirurgie, le médecin conseille généralement de la radiothérapie pour éliminer les cellules cancéreuses éventuellement restantes. Si le risque de dissémination du cancer est réel, une chimiothérapie est préconisée en plus.

Dans le cas d’un cancer sensible aux hormones (hormono-dépendant) , le médecin peut proposer un médicament hormonal, le tamoxifène, qui diminue le risque de récidive. Des études sont en cours pour évaluer son intérêt en prévention chez les femmes qui ont un risque élevé de développer un cancer du sein.

Opération In Utero

Opération In Utero

unE Opération In Utero, UNE première en France 

Une petite fille, née le 9 novembre dernier, a été opérée dans le ventre de sa mère au 5e mois de grossesse par le Pr Jean-Marie Jouannic, gynécologue-obstétricien à l’hôpital Armand-Trousseau, et le Pr Michel Zerah, du service de neurochirurgie pédiatrique de l’hôpital Necker-Enfants malades. L’opération in utero permet la réparation d’une malformation congénitale de la colonne vertébrale appelée spina bifida.

L’opération du spina bifida est habituellement effectuée après la naissance, mais les symptômes commencent à apparaître dès les premiers mois de grossesse. Cela signifie qu’au moment de la naissance, les bébés peuvent déjà avoir souffert depuis longtemps des complications de la paralysie.

Jusqu’ici, la prise en charge chirurgicale n’était proposée, en France, qu’après la naissance. Mais une étude menée par des chercheurs de l’université de Pennsylvanie, publiée en 2011 dans le New England Journal of Medicine, a montré que l’opération in utero améliorait sensiblement les chances des enfants touchés par cette malformation.

En France, cette opération, qui entre dans le cadre d’un protocole de recherche approuvé par l’AP-HP, peut être proposée aux couples qui, après le diagnostic, veulent garder l’enfant.

La réparation en stoppant la fuite du liquide céphalo-rachidien, protège le cerveau de l’enfant. Cependant l’intervention fœtale expose à un risque d’accouchement prématuré et impose une naissance par césarienne.

Cette opération qui est une première française est pourtant pratiquée depuis des années au Brésil ainsi qu’aux Etats Unis. Un retard qui s’explique par la complexité de traduire ce type de chirurgie en France.

Pour réaliser cette microchirurgie qui nécessite du savoir-faire et de la précision, l’équipe de chirurgiens s’est entraînée durant plusieurs années sur des fœtus d’animaux.

Si l’opération permet de réduire les handicaps possibles de l’enfant, elle ne le guérit toutefois pas complètement.

Implantation d’un œil bionique

Implantation d’un œil bionique

Implantation d’un œil bionique Argus au CHU de Strasbourg 

Pour la première fois en France, l’implantation d’un œil bionique Argus à un patient non-voyant. II a été réalisée par les équipes des professeurs Hélène DOLLFUS et David GAUCHER au CHU de Strasbourg, suivies par deux autres interventions du même type au CHU de Bordeaux. Les trois patients avaient perdu la quasi-totalité de leur capacité visuelle suite à une rétinopathie pigmentaire à un stade avancé.
Quelques semaines après l’opération, les patients opérés étaient capables de discerner les ombres les entourant, ce qui représente déjà une avancée énorme pour des individus ayant perdant la vue. Après la pose de l’œil bionique Argus II, des séances de rééducation visuelle seront nécessaires pendant plusieurs mois.
Dans les prochains mois, 36 personnes pourraient profiter de cette avancée, dans les trois centres référents en France : le service d’ophtalmologie du CHU de Bordeaux, le CHU de Strasbourg et le Centre Hospitalier des Quinze-Vingts à Paris.

La technologie Intrabeam

La technologie Intrabeam

La technologie Intrabeam, 15 ans après ou en est-on ?

La technologie intrabeam, arrivée en France en 2009, se positionne comme une révolution dans les recherches pour la guérison du cancer du sein. Il s’agit d’une radiothérapie préopératoire, fonctionnant en délivrant au patient une dose unique de radiothérapie pendant l’intervention chirurgicale. Elle permet d’éviter les longues semaines de radiothérapie suivant traditionnellement la chirurgie. Proposée en France au CHU de Nantes depuis 2009 elle est désormais disponible dans divers hôpitaux français tels que le CHU de Marseille, l’institut Bergonié de Bordeaux ou le centre Val d’Aurelle de Montpellier.
Des recherches sont en cours afin d’étendre la technologie à d’autres cancers tels que le cancer de la peau ou celui de la prostate. Ainsi, dès 2012 le CHU de Brest a réalisé pour la première en fois en France un traitement de métastases vertébrales par intrabeam.